Poème du soir : L'Hiver des Cimes
Quelques mots posés cette semaine à l'issue d'une sortie.
L'Hiver des Cimes
Là-haut où le vent sculpte la roche,
La montagne se drape d’un manteau de givre,
Silencieuse et fière, elle se penche et s’accroche
À l’éclat du ciel que les nuages enivrent.
Les sapins poudrés, figés sous leur voile,
Veillent en rangées sur les flancs escarpés,
Tandis que le givre, en perles d’opale,
Habille les crêtes de reflets argentés.
Le silence règne, profond et sacré,
Brisé parfois par l’écho d’un corbeau,
Ou par l’avalanche en rugissement effaré
Qui roule sa fureur du sommet au creux du manteau.
Je grimpe, la corde froissée entre mes doigts,
Chaque prise est glacée, chaque pas incertain,
Mais la montagne m’appelle, me pousse à la foi
Que l’effort guide les cœurs jusqu’à demain.
Au sommet, le vent gifle mon visage,
Et pourtant, c’est la paix qui m’enveloppe entier,
Car là-haut, sous l’or pâle des nuages,
Je touche l’infini, figé et singulier.
L’hiver des cimes est rude et austère,
Mais au cœur du froid, dans la morsure du gel,
La montagne offre aux âmes téméraires
Le frisson du vertige et l’éclat éternel.
Vincent.
Commentaires
Belle trace, que ces mots posés noir sur blanc,
La contemplation cède la place à la paix, teintée d’une touche mystique.
Et cela fait du bien…